II. 1. La mondialisation en fonctionnement

  • I] LE TÉLÉPHONE PORTABLE EST UN PRODUIT REPRÉSENTATIF DU FONCTIONNEMENT DE LA MONDIALISATION

    A) Le téléphone portable est un produit mondialisé
    -Un produit de consommation de masse disponible partout
    -Un produit qui appartient aux NTIC et qui symbolise la globalisation du monde
    -Un produit inégalement accessible et utilisé

    B) La production et la diffusion du téléphone portable mobilisent plusieurs acteurs dans le monde
    -Plusieurs FTN de la téléphonie en concurrence pour le marché du portable
    -De multiples sociétés participent à la production du téléphone et à son acheminement
    -Les États et les consommateurs sont aussi des acteurs importants

    C) Le téléphone portable est un bien dont la production repose sur des réseaux organisés à l’échelle mondiale
    -Un produit de la division internationale du travail (DIT)
    -Le téléphone portable est en fait à l’origine d’innombrables flux dans le monde
    -L’organisation de la production du portable néglige assez le développement durable

     

    II] LA MONDIALISATION EST UN PROCESSUS QUI S’EST ACCÉLÉRÉ CES TRENTE DERNIÈRES ANNÉES EN MOBILISANT DE NOMBREUX ACTEURS

    A) De multiples acteurs qui profitent, subissent et tentent de réguler ce processus
    -Les firmes transnationales (FTN), moteurs et bénéficiaires de la mondialisation
    -La population mondiale : main d’œuvre et consommateurs essentiels au processus de mondialisation
    -États et organisations supranationales tentent de réguler la mondialisation

    B) La mondialisation équivaut à un rétrécissement du monde : dynamiques et logiques productives sont aujourd’hui pensées à l’échelle mondiale
    -L’émergence de produits mondialisés pour une demande mondialement assez homogène
    -Produire à l’échelle mondiale : la NDIT et la DIPP
    -Un village mondial et global uniformisé ?

    C) Un processus qui provoque de nombreuses critiques et des débats
    -L’impuissance de l’État face à la mondialisation : vers un monde sans frontières ?
    -Des voix multiples pour remettre en cause la mondialisation
    -Quelles alternatives ? Gouvernance, durabilité et nouveaux modèles

     

    III] LA MONDIALISATION, C’EST DONC L’EXPLOSION DES FLUX, DES MOBILITÉS ET LA MISE EN RÉSEAU DU MONDE

    A) Les flux représentent 25% du PIB mondial
    -Le commerce de marchandises a été multiplié par 6 depuis 1990
    -Un commerce polarisé
    -L’explosion des échanges financiers

    B) Parmi ces flux, les mobilités (flux humains) occupent une place majeure
    -L’accélération des migrations à toutes les échelles
    -Des réfugiés et des déplacés de plus en plus nombreux
    -Les mobilités touristiques

    C) La mondialisation conduit à la mise en réseaux de la planète
    -Certains lieux du globe sont mieux reliés et ouverts au monde
    -Les transports s’organisent de plus en plus selon une logique de hub and spokes
    -La mondialisation conduit donc à une hiérarchisation du monde

  • Acteurs transnationaux :

    Acteurs spatiaux (individus, firmes transnationales, médias, ONG, organisations criminelles) dont l’action dépasse les frontières des États pour se déployer dans le monde entier. Les acteurs profitent des réseaux de transport et de télécommunication.

    Agence de notation :

    Institution privée et indépendante qui propose, contre rémunération, une notation financière (exprimée généralement de AAA+ à CCC-) des États, des collectivités ou des entreprises. Elle évalue en fait leurs capacités financières à emprunter et/ou rembourser leur dette.

    Placées sur le devant de la scène depuis la crise économique de 2008 et critiquée pour leur trop forte influence (notamment lors des « dégradations » de la note des États, laquelle a généralement des conséquences importantes), les agences de notation sont en fait anciennes. Trois agences seulement se partagent 95 % des demandes de notations dans le monde (ce marché est donc oligopolistique) : Moody’s (fondée aux États-Unis en 1909), Standard & Poor’s (créée par l’Américain Henry POOR en 1860) et Fitch (britannique même si sa fondation par John FITCH a été enregistrée à New York en 1913).

    Altermondialisme :

    Mouvement rejetant le néolibéralisme et prônant une mondialisation plus solidaire (« un autre monde est possible ») et une gouvernance économique plus démocratique.

    Antimonde :

    Ensemble des territoires concernés par des activités illégales et criminelles (mondialisation grise). Le géographe Roger BRUNET définit l’antimonde comme « la partie du monde mal connue et qui tient à la rester ».

    ASEAN :

    Association des nations de l’Asie du Sud-Est, organisation régionale de coopération économique fondée le 8 août 1967 et regroupant 10 États (5 pays fondateurs, proches du camp américain à l’époque de la guerre froide – Indonésie, Malaisie, Philippines, Singapour, Thaïlande – et 5 pays intégrés entre 1984 et 1999 – Brunei, Vietnam, Laos, Birmanie, Cambodge) représentant 620 millions d’habitants. Le but de l’organisation est de développer des partenariats et des solidarités économiques (pour peser dans les négociations internationales par exemple) tout en réglant les problèmes régionaux. Une zone de libre-échange (AFTA) a été mise en place au sein de l’ASEAN en 2003 (l’accord avait été signé en 1992). Cependant, l’ASEAN est fondée sur l’intergouvernementalité et le respect de la souveraineté des États ; on peut donc difficilement l’assimiler à l’Union européenne.

    A l’initiative de Singapour, l’ASEAN a choisi d’associer à la plupart de ses réunions, depuis 1997 (première rencontre informelle), 3 États d’Asie orientale : le Japon, la Chine et la Corée du Sud. Cette coopération prend la forme de forum durant lesquels des sujets financiers mais également environnementaux sont discutés. Trois autres États (Inde, Australie, Nouvelle-Zélande) ont été associés dans un ASEAN+6 qui s’emploie à réduire les droits de douane.

    Bébés tigres (Tiger Cub Economies) :

    Il s’agit d’un groupe de cinq pays (Indonésie, Malaisie, Philippines, Thaïlande, Viet Nam) dont le développement économique s’est accéléré dans les années 1990 (en dépit de la crise financière de 1997-1998). Considérés comme des « nouveaux pays exportateurs » (NPE), ils ont bénéficié d’un accroissement d’investissements directs à l’étranger (IDE) à l’instar des « Quatre dragons » (on parle, dans les pays anglo-saxons, des « Tigres asiatiques » pour désigner la Corée du Sud, Hong Kong, Singapour et Taïwan).

    Brain Drain (fuite des « cerveaux ») :

    Flux migratoires d’individus diplômés.

    Conteneurisation :

    Processus de développement des échanges maritimes grâce à l’utilisation de conteneurs (support de transport développé à partir des années 1950, notamment sous l’égide de l’entrepreneur américain Malcolm McLEAN).

    Dérégulation :

    Suppression ou simplification des contrôles sur les acteurs financiers (banques, bourses, assurances, etc.) mais aussi sur d’autres entreprises dans le but de favoriser le libre-échange et de dynamiser le marché (la dérégulation encouragerait alors la concurrence et l’innovation).

    Diaspora :

    Dispersion (le terme est grec et peut se traduire par « dissémination ») d’une communauté (ethnique, religieuse…) dans le monde. Les membres de cette communauté maintiennent généralement des liens forts avec le territoire d’origine (flux multiples, comme des transferts d’argent que l’on nomme « remises ») et participent au rayonnement culturel de celui-ci dans les espaces du monde entier.

    Les plus grandes communautés vivant à l’étranger sont les Indiens (16 millions), puis les Mexicains (12 millions), les Russes (11 millions), les Chinois (10 millions) et les Bangladais (7 millions).

    Division internationale des processus productifs (DIPP) :

    Décomposition de la production d’un bien ou d’un service dans plusieurs pays, grâce à des filiales ou des sous-traitants de FTN. L’abaissement des barrières douanières, la diminution des coûts de transport et l’évolution technique a favorisé l’apparition d’un commerce international complexe de pièces et de composants mais aussi de centres d’assemblage que l’économiste français Bernard LASSUDRIE-DUCHÊNE a décrit dès le milieu des années 1980.

    Division internationale du travail (DIT) :

    Processus de spécialisation des pays dans certaines productions (textile, électronique) ou activités (assemblage, finance). Historiquement, la division internationale du travail consistait en l’échange de matières premières et de produits de base venant des pays pauvres contre des produits manufacturés venant des pays industriels à la recherche de débouchés. La « nouvelle » division internationale du travail (NDIT) est plus complexe : désormais, les pays occidentaux, devenus de gros producteurs agricoles, achètent des produits manufacturés de consommation courante au pays en développement et vendent des produits incorporant de nouvelles technologies.

    Dragons asiatiques (Four Asian Tiger/Four Little Dragons) :

    Territoires asiatiques qui ont connu un décollage économique rapide à la fin des années 1960 pour atteindre, depuis les années 2000, un niveau de développement très proche des pays du Nord. On dénombre généralement quatre « dragons » (on parle de « tigres » dans le monde anglo-saxon) : Hong Kong, Singapour, Taïwan et la Corée du Sud.

    Économie extravertie :

    Économie dont une grande part des activités est destinée à l’exportation.

    Economie informelle/souterraine :

    Activités économiques qui échappent à la fiscalité de l’État (trafic de drogue, recels, trocs, etc.) et qui ne sont pas recensées dans les statistiques officielles.

    Enclavement :

    État d’un pays qui n’a pas accès à la mer.

    État :

    Ensemble territorial, délimité géographiquement par des frontières, dans lequel vit une population et qui est administré par un gouvernement politique exerçant ses compétences et son autorité en toute indépendance.

    Firme transnationale (FTN) :

    Pour l’ONU (1973), il s’agit de toute firme réalisant un chiffre d’affaires d’au moins 500 millions de dollars et dont les activités de décision, de production et de distribution sont implantées dans au moins 6 pays différents.

    Contrairement à la terminologie utilisée précédemment (multinationale, firme multinationale), l’expression « firme transnationale » insiste sur le fait que les entreprises considérées ne se contentent pas d’être présentes dans plusieurs pays, elles passent à travers les frontières pour optimiser les bénéfices de leurs activités.

    Flux :

    Circulation de personnes, de biens, de capitaux, d’informations à des échelles plus ou moins importantes. On distingue des flux matériels (marchandises de tout type) et des flux immatériels (idées, flux financiers).

    G7 :

    Groupe de 7 pays considérés comme les plus grandes puissances mondiales (Allemagne, Canada, États-Unis, France, Italie, Japon et Royaume-Uni) qui dialoguent et échangent régulièrement, de façon informelle, autour de sujets essentiellement économiques.

    Il a été fondé à l’initiative de Valéry GISCARD D’ESTAING (alors président de la République française) en 1975 (dans un contexte économique troublé au niveau mondial) et s’est élargi à la Russie en 1997 (G8). Cependant, l’annexion de la Crimée par Vladimir POUTINE en 2014 a entraîné la suspension de ce pays, puis son retrait définitif en 2017.

    G20 :

    Groupe de 19 pays + l’Union européenne (UE), constitué en 1999 (dans le contexte de multiples crises financières régionales) et représentant 90 % du PIB mondial, qui tend à devenir l’instance privilégiée du dialogue économique. Il vise à favoriser la concertation internationale, en intégrant le principe d’un dialogue élargi tenant compte du poids économique croissant pris par un certain nombre de pays (les émergés et émergents : Afrique du Sud, Arabie Saoudite, Argentine, Brésil, Chine, Inde, Indonésie, Mexique, Turquie).

    Le G20 se décline sous trois formes : les G20 regroupant des chefs d’État et de gouvernement ; les G20 finance regroupant les ministres des finances et les gouverneurs des banques centrales ; les G20 sociaux, réunissant les ministres de l’emploi.

    GATT (General Agreement on Tariffs and Trade) :

    Cet « accord général sur les tarifs douaniers et le commerce » pour favoriser les échanges internationaux, notamment par la baisse des tarifs douaniers acquise par des cycles de négociations (les « rounds ») entre les pays signataires.

    Signé le 30 octobre 1947 par 23 pays, cet accord prend la relève de l’Organisation internationale du commerce (OIC) dont la création n’avait pas été ratifiée par les États-Unis. Son secrétariat s’installe à  Genève dès 1948.

    Gouvernance :

    Ce concept, né dans les années 1990, diffère de celui de « gouvernement ». Il désigne un système de régulation internationale dépassant l’action des seuls États pour concerner, aussi, d’autres acteurs (entreprises, ONG, société civile, etc.) afin de peser collectivement et plus démocratiquement sur l’avenir du monde.

    L’ancienne directrice au département de l’Information des Nations unies, Thérèse GASTAUT, le définissait ainsi en 2010 : « Concept aux contours incertains, la gouvernance pourrait être définie comme l’aspiration des nations et des peuples à gérer et réguler ensemble, dans l’intérêt général, les problèmes issus de la mondialisation. […] Pour qu’il y ait une véritable gouvernance mondiale, encore faudrait-il qu’il existe un espace public mondial. Or celui-ci, à de rares exceptions près, n’existe pas. »

    Hub :

    Ce terme anglo-saxon est emprunté au champ lexical de la mécanique. Un hub est un moyeu, c’est-à-dire le centre d’une roue. Appliqué à la logistique, le hub est en fait le nœud et le pivot d’un système de transport, une plateforme de correspondance. Le hub aérien ou le hub maritime constituent des aéroports ou des ports sélectionnés par des compagnies de transport pour des raisons variables (position géographique, qualité des infrastructures, etc.) pour redistribuer (feedering) marchandises et/ou passagers vers des aéroports/ports secondaires.

    Interface :

    Zone de contact qui met en relation (via des flux) deux espaces de nature différente (frontière, littoral…). L’interface suppose le passage, la circulation, le contact : une frontière totalement fermée n’est pas une interface.

    Investissement direct à l’étranger (IDE) :

    Sommes d’argent investies par des entreprises étrangères sur un territoire.

    Libre-échange :

    Libre circulation des biens et des services entre les pays grâce à l’abolition de toutes les restrictions auparavant mises en place par les États (droits de douane, quotas, normes, etc.).

    Lions africains :

    Pays émergents africains dont le poids économique et le dynamisme sont particulièrement importants. La composition de ce groupe est très variable : on y inclut généralement l’Afrique du Sud, le Nigéria et l’Égypte (soit les trois premiers PIB du continent), ainsi que le Maroc et l’Algérie et, plus récemment, le Ghana, le Kenya et l’Angola.

    Ce nom suit la lignée animalière lancée par les dragons et tigres asiatiques. Il a été proposé par plusieurs universitaires et institutions africains comme le camerounais Acha LEKE et le cabinet McKinsey de Lagos (Nigéria).

    Mégalopole :

    Vaste région urbanisée (on parle de « conurbation ») composée de plusieurs métropoles hiérarchisées et interconnectées ; cette région s’étend sur plusieurs centaines de kilomètres

    Le terme a été forgé par le géographe français Jean GOTTMANN dans son livre Megalopolis, The Urbanized Northeastern Seaboard of the United States (1961) pour caractériser la vaste conurbation du nord-est des États-Unis allant de Boston à Washington. Il considérait celle-ci comme une nouvelle Rome : « [La Mégalopolis] fait un peu figure à l’époque présente de ce que fut la Rome impériale du monde antique. L’Atlantique semble être la Mare Nostrum de cette nouvelle Mégalopolis aux dimensions extraordinaires » (p. 175).

    La mégalopole japonaise s’étend sur 1 500 km le long de la façade orientale du Japon, de Sendai au nord à Kumamoto au sud. Englobant de grandes métropoles (Tokyo, Osaka…), elle concentre… habitants.

    Mégapole (megacity) :

    Il s’agit d’une métropole de très grande dimension, dont le nombre d’habitants (seuil fixé par l’ONU) est supérieur à 10 millions d’habitants. La majeure partie des mégapoles se trouvent en Asie.

    Métropole :

    Littéralement « ville-mère ». Les métropoles sont des grandes villes qui possèdent un rayonnement et un fort pouvoir de commandement en raison du fait qu’elles concentrent des fonctions économiques, politiques et de décision. La métropole anime et un système urbain plus ou moins complexe à la hiérarchisation emboîtée (domination territoriale à plusieurs échelles). Il n’y a pas de seuil reconnu à partir duquel on qualifie une ville de métropole même si le cap du million d’habitants est souvent évoqué.

    Métropolisation :

    Processus de concentration des populations, mais aussi des activités économiques, des richesses, des fonctions de commandement, dans les métropoles.

    Mondialisation :

    Processus d’accroissement des échanges à l’échelle planétaire favorisant la mise en relation de territoires plus ou moins éloignés.

    Le géographe Laurent CARROUE la définit comme le processus historique d’extension progressive du système capitaliste dans l’espace géographique mondial » (2002), tandis que le géohistorien Christian GRATALOUP la voit comme « un processus de généralisation des échanges entre les différentes parties de l’humanité, entre les différents lieux de la planète produisant ainsi un niveau de société pertinent à l’échelle de l’ensemble des hommes : le monde » (2010).

    Néolibéralisme :

    Si la notion apparaît dès le milieu du XIXe siècle, le néolibéralisme désigne le renouvellement des thèses économiques libérales qui ont inspiré les politiques économiques des pays occidentaux depuis les années 1980. Ces politiques, devenues dominantes, ont pour objet de créer un environnement propice à l’afflux des mouvements de capitaux — source d’épargne disponible pour l’investissement —, par la dérégulation des marchés, la réduction du rôle de l’État, des dépenses publiques et de la fiscalité (en particulier au bénéfice des entreprises), un contrôle strict de l’évolution de la masse monétaire pour prévenir les effets inflationnistes, la privatisation des entreprises publiques et l’abaissement du coût du travail.

    Le néolibéralisme repose sur la croyance dans le marché comme système le plus efficace d’allocation des ressources et dans un État dont le rôle serait limité à l’organisation de ce marché (prétendument) libre et concurrentiel. En terme d’action publique, le néolibéralisme recouvrirait au moins les politiques suivantes : retour à l’équilibre budgétaire, réduction du nombre de fonctionnaires, baisse de la fiscalité, réduction du périmètre de l’État, recul de l’État-providence, liberté laissée aux entreprises d’investir, d’emprunter, d’exporter et de licencier, libre concurrence, abolition des monopoles, fin du protectionnisme, retour à la liberté des prix.

    ONG (organisation non-gouvernementale) :

    Organisation issue de la société civile, d’intérêt public ou ayant un caractère humanitaire, à but non-lucratif et financée par des fonds privés, qui ne relève ni de l’État ni d’une institution internationale.

    S’il existe des ONG depuis le XIXe siècle (comme la Croix rouge), l’expression « organisation non gouvernementale » n’est entrée dans le langage courant qu’avec la création de l’Organisation des Nations unies en 1945 avec les dispositions de l’article 71 du chapitre 10 de la Charte des Nations unies qui donne un rôle consultatif à des organisations qui ne sont ni les gouvernements ni les États membres.

    Organisation mondiale du commerce (OMC) :

    Organisation permanente chargée de favoriser les négociations multilatérales afin d’accroître les échanges de marchandises et de services et de résoudre les conflits commerciaux entre États. L’OMC a été créée par les accords de Marrakech (avril 1994) et à l’issue de l’Uruguay Round (1986-1994) par les 125 pays membres du GATT dont elle prend la suite (son siège est aussi à Genève).

    Pays émergent :

    Pays en développement dont la croissance économique, rapide, s’appuie sur une industrialisation ciblée et une bonne intégration dans les échanges mondiaux.

    Antoine VAN AGTMAEL, économiste néerlandais à la Société financière internationale (filiale de la Banque mondiale), est le premier à utiliser l’expression « émergents » en 1981, au sujet de pays en voie de développement offrant des opportunités pour les investisseurs (« marché émergent »). Pour autant, en raison de la diversité des critères pris en compte et de la nature critiquable de tout classement exhaustive, il n’existe aucune liste « officielle » des pays émergents. Certains « émergents » des années 1990 ont « émergé pour de bon » (Hubert VEDRINE). Des sous-groupes plus ou moins officieux ont également pu être constitués : BRICS, Bébés tigres, Jaguars sud-américains, etc.

    Pays les moins avancés (PMA) :

    États cumulant tous les critères du mal-développement : faible espérance de vie, grande pauvreté, systèmes éducatifs et sanitaires déficients…

    L’ONU, qui les considère comme « le maillon le plus faible et le plus pauvre » de la communauté´ internationale, a créé cette classification (Least Developed Countries en anglais) en 1971. 21 États avaient ce statut à cette date, ils sont 47 de nos jours (dont 33 en Afrique). Les États en question peuvent accepter ou non d’être inclus dans un tel groupe (ce qui peut expliquer que des pays tels que le Zimbabwe, la Bolivie ou la Corée du Nord n’en fassent pas partie). En cas d’accord, ils bénéficient de préférences commerciales, d’aides publiques au développement, d’un allègement de la dette ou encore d’une assistance technique.

    Plan d’ajustement structurel (PAS) :

    Ensemble de mesures proposées par le FMI à un pays qui ne peut rembourser ses dettes : en échange de prêts, ce pays doit s’engager à assainir son économie par la réduction de la dépense publique, les privatisations et des opérations favorisant la concurrence et les investissements étrangers.

    Protectionnisme :

    Politique d’un État visant à limiter les importations pour protéger le marché national de la concurrence étrangère.

    Réseau :

    Ensemble de pôles (on parle aussi de « nœuds ») reliés entre eux de façon plus ou moins intense par des infrastructures de transport. Comme pour les flux, il existe donc des réseaux matériels (réseau aérien, réseau routier, etc.) et des réseaux immatériels (réseau téléphonique, réseau Internet, etc.).

    Triade :

    La Triade désigne les trois pôles qui dominent et organisent l’économie mondiale contemporaine. Circonscrits aux États-Unis, à l’Europe occidentale et au Japon dans les années 1980, ces trois pôles couvrent aujourd’hui des espaces plus vastes : Amérique du Nord (Canada, États-Unis, Mexique), Union européenne et Asie orientale (Corée du Sud, Chine, Japon, Taïwan).

    Le concept a été inventé en 1985 par l’économiste japonais Kenichi OHMAE. Dans son ouvrage Triad Power: The Coming Shape of Global Competition, il affirmait que toute grande entreprise multinationale doit passer à la « dimension triadique », c’est-à-dire s’implanter prioritairement dans ces trois aires géographiques afin de devenir une firme globale.

    Certains, comme Christian GRATALOUP, préfèrent le terme de « diade », considérant que l’Europe et l’Amérique du Nord constituent historiquement et culturellement le même pôle.

    Zone économique exclusive (ZEE) :

    Bande de mer ou d’océan située entre les eaux territoriales et les eaux internationales, sur laquelle un État riverain (parfois plusieurs États dans le cas d’accords de gestion partagée) dispose de l’exclusivité d’exploitation des ressources (aussi bien dans l’eau que dans le sol et le sous-sol marin/océanique).

    C’est la Convention de Montego Bay (10 décembre 1982), adoptée durant la troisième conférence de l’ONU sur le droit de la mer, qui a encadré la ZEE. Elle est définie comme une bande limitée par la ligne des 200 milles nautiques (370 km) à partir de la ligne de base en l’absence d’autre rivage. Si le rivage le plus proche est à moins de 200 milles nautiques, on trace en principe la frontière à mi-distance des lignes de base des deux pays riverains. Ce sont les États-Unis qui possèdent la plus vaste ZEE du monde (11,3 millions de km²) devant la France (10,2 millions de km² dont 97% outre-mer), l’Australie, la Russie et le Royaume-Uni.

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    Géographie Term L-ES-S, Nathan, coll. E. JANIN, 2016, p. 92.

    Le tourisme international en 2015


    Géographie Term L-ES-S, Nathan, coll. E. JANIN, 2016, p. 97.

    Les migrations dans le monde, entre tensions et régulations


    Géographie Term ES/L, Hachette, 2016, p. 79.

    Le blanchiment d’argent, un processus mondialisé


    Géographie Term ES/L, Hachette, 2016, p. 91.

    L’archipel touristique mondial


    Géographie Term ES/L, Hachette, 2016, p. 83.

    Murs et barrières frontalières dans le monde en 2015


    Géographie Term L, ES, S, Belin, coll. S. BOURGEAT, C. BRAS, 2016, p. 89.

    La géographie du narcotrafic


    Géographie Term L, ES, S, Belin, coll. S. BOURGEAT, C. BRAS, 2016, p. 90.

    La mondialisation financière


    Géographie Term ES/L, Hachette, 2016, p. 79.

    La libéralisation inégale du commerce mondial


    Géographie Term ES/L, Hachette, 2016, p. 78.

    L’accès à Internet dans le monde en 2015


    Géographie Term L-ES-S, Nathan, coll. E. JANIN, 2016, p. 84.

    La planète financière en 2015


    Géographie Term L-ES-S, Nathan, coll. E. JANIN, 2016, p. 91.

    LES ACTEURS DE LA MONDIALISATION

    Places financières mondiales et paradis fiscaux


    Géographie Term L, ES, S, Belin, coll. S. BOURGEAT, C. BRAS, 2016, p. 114.

    Les 500 premières FTN dans le monde en 2015


    Géographie Term L-ES-S, Nathan, coll. E. JANIN, 2016, p. 87.

    Volkswagen, un FTN dans la mondialisation


    Géographie Term ES/L, Hachette, 2016, p. 106.

    Toyota, une FTN aux logiques mondiales


    Géographie Term ES/L, Hachette, 2016, p. 85.

    Tata Steel, une FTN d’un pays émergent dans la mondialisation


    Géographie Term ES/L, Hachette, 2016, p. 107.

    L’OMC, une instance de régulation du commerce mondial


    Géographie Term ES/L, Hachette, 2016, p. 108.

    Les organisations régionales, actrices de la mondialisation


    Géographie Term ES/L, Hachette, 2016, p. 81.

    Les mafias russes, actrices de la mondialisation criminelle


    Géographie Term ES/L, Hachette, 2016, p. 90.

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  • Les entreprises chinoises sur le marché de l’électronique

    Géographie Term L-ES-S, Nathan, coll. E. JANIN, 2016, p. 269.

    L’itinéraire productif des roses du Kenya

    Documentation photographique n°8121, janvier 2018, p. 49

    Où se dirigent les migrants africains en 2015 ?

    Documentation photographique n°8121, janvier 2018, p. 29

    Andy SINGER, D-Day, 1998


    Andy SINGER, Invading New Markets/D-Day, 1998. Le dessin est publié pour la première fois en noir et blanc sur la couverture du numéro de Z Magazine (publication de la gauche radicale américaine) de juillet-août 1998. Il est publié en couleur en décembre 1998 sous le titre « D-Day » dans un numéro du mensuel britannique New Internationalist intitulé « The Mousetrap — Inside Disney’s dream machine » (n°308). Le dessin parait donc sous la présidence CLINTON, très active dans la signature d’accords commerciaux. Il montre (et dénonce) la domination militaire (l’arrière-plan copie d’ailleurs la photographie de la Seconde Guerre mondiale « Raising the Flag on Iwo Jima » mise en scène par Joe ROSENTHAL), commerciale et culturelle américaine. On peut le considérer comme une une allégorie du libre-échange inégal et de la conquête des marchés par les firmes transnationales états-uniennes.

    Le classement des villes mondiales en 2015


    Géographie Term L, ES, S, Belin, coll. S. BOURGEAT, C. BRAS, 2016, p. 116.

    La croissance des grands ports mondiaux (2004-2013)

    Pour rappel : l’EVP est une unité approximative de mesure de conteneur. 1 EVP équivaut donc à 20 pieds de longueur (un peu plus de 6 mètres), soit la mesure d’un conteneur standard.
    Géographie Term L-ES-S, Nathan, coll. E. JANIN, 2016, p. 145.

    L’évolution des exportations mondiales de marchandises (1950-2013)


    Géographie Term ES/L, Hachette, 2016, p. 82.

    Les flux du commerce en ligne en 2014


    Géographie Term ES/L, Hachette, 2016, p. 83.

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  • TOUT VOIR

    L’orange espagnole menacée par la surproduction mondiale (1er mai 2019)

    Journal télévisé de 20h, France 2, 1er mai 2019

    La Chine, leader mondial des batteries électriques (3 mai 2019)

    Journal télévisé de 20h, France 2, 3 mai 2019

    Croatie, la fuite de la jeunesse (28 novembre 2018)

    Journal télévisé de 20h, France 2, 28 novembre 2018

    Manifestations au Bangladesh, l’usine textile du monde (27 février 2019)

    Journal télévisé de 20h, France 2, 27 février 2019

    Concurrence pour le tourisme au Moyen-Orient (29 décembre 2018)

    Journal télévisé de 20h, France 2, 29 décembre 2019

    L’Arabie Saoudite s’ouvre au tourisme international (26 décembre 2018)

    Journal télévisé de 20h, France 2, 26 décembre 2018

    5G : bataille technologique entre les États-Unis et la Chine (6 février 2019)

    Journal télévisé de 20h, France 2, 6 février 2019

    Faut-il avoir peur de Huawei (3 avril 2019)

    Journal télévisé de 20h, France 2, 3 avril 2019

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    DOCUMENTAIRES

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    INTERVIEWS

    Aucune publication trouvée.

    PRODUCTION WEB

    Le trajet des roses du Kenya (film promotionnel, 2016)

    Film promotionnel de Panalpina, une entreprise suisse de logistique et de transports internationaux (fret aérien), publié février 2016 (dans le cadre de la Saint-Valentin). Le groupe affirme transporter chaque semaine 1 500 tonnes de fleurs coupées du Kenya vers l’Europe.

    Le Fairphone, vers un téléphone portable plus éthique et durable ? (Brut)

    Vidéo publiée par Brut le 25 janvier 2019. Plus d’infos concernant le Fairphone sur https://commown.fr/

    REPORTAGES TV

    L’orange espagnole menacée par la surproduction mondiale (1er mai 2019)

    Journal télévisé de 20h, France 2, 1er mai 2019

    La Chine, leader mondial des batteries électriques (3 mai 2019)

    Journal télévisé de 20h, France 2, 3 mai 2019

    Croatie, la fuite de la jeunesse (28 novembre 2018)

    Journal télévisé de 20h, France 2, 28 novembre 2018

    Manifestations au Bangladesh, l’usine textile du monde (27 février 2019)

    Journal télévisé de 20h, France 2, 27 février 2019

    Concurrence pour le tourisme au Moyen-Orient (29 décembre 2018)

    Journal télévisé de 20h, France 2, 29 décembre 2019

    L’Arabie Saoudite s’ouvre au tourisme international (26 décembre 2018)

    Journal télévisé de 20h, France 2, 26 décembre 2018

    5G : bataille technologique entre les États-Unis et la Chine (6 février 2019)

    Journal télévisé de 20h, France 2, 6 février 2019

    Faut-il avoir peur de Huawei (3 avril 2019)

    Journal télévisé de 20h, France 2, 3 avril 2019

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